des gourmandises sur l’étagère, ce qu’on en dit


Il est aisé d’avouer que ce texte de Françoise Moreau se dévore. Ce livre d’une cinquantaine de pages se lit d’une traite. Non parce que l’histoire est condensée mais surtout parce que l’écriture de l’auteur est d’une poésie et d’une fluidité absolues. Ce texte influencé par un certain imaginaire apparaît pourtant comme le reflet réel d’une tranche de vie de famille. La narration nous entraîne dans la gloutonnerie d’Odilon et de son épouse Marie-Gabrielle, dont la fille Berthe va un jour cesser de s’alimenter. Pour ses parents, c’est le drame. Ce récit prête à sourire, mais sur fond de gourmandise et de savoureux repas, révèle aussi le rapport à l’alimentation et au départ de ses enfants. Un texte utile à la réflexion et au plaisir simple que procure la lecture.

in site du magazine Thuriès (avril 2021)


En quelques pages, Françoise Moreau parvient, soutenue par des dessins inspirés du peintre Nicolas Lambert, à créer une atmosphère imprégnée de douceur et d’amertume pour des êtres chavirés par leur rapport déséquilibré à la nourriture mais qui ne se noient pas. C’est d’une élégance inédite. C’est tout simplement magnifique.

Lire toute la chronique sur le site Pâtàfran (juin 2021)