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L’évocation des Dits de NantesMartyrs nantais site

[Évocation 1] Les Dits de Nantes auront-ils leur place dans le patrimoine littéraire de la cité des Ducs ? Je m’amuse de cette interrogation en les imaginant aux côtés de La forme d’une ville de Gracq.

[Évocation 2] « Aussi magiquement mélancoliques que les clichés sépia d’antan, ces capsules temporelles ont également, parfois, toute la tristesse discrète de certaines œuvres de Jacques Demy » écrit Franck Redois dans Presse-Océan. Assurément, la référence au réalisateur d’Une chambre en ville plaira à Françoise Moreau. Voir la dédicace.

[Évocation 3] Amie de Françoise Moreau, Marie-Hélène Bahain se souvient : « Ah ! Les cars Drouin qui menaient certains d’entre nous vers nos pensionnats ou la ville, la traversée de Nantes, Pirmil, Decré et Les Dames de France, la vie serrée autour de nos clochers, le vignoble et ses dimanches… »

[Évocation 4] Bernard Bretonnière, sur le site de Mobilis, évoque la « belle écriture de Françoise Moreau ». « Belle, élégante, savoureuse et délicate dans l’ironie légère, un brin nostalgique ici, qui se plaît à retrouver des mots et des expressions surannés (…) en réveillant une mémoire nantaise teintée de douce mélancolie. Une écriture particulièrement attentive aux détails et aux êtres, singulièrement aux petites gens. »

[Évocation 5] Hasard du calendrier ? Au moment où sortent Les Dits de Nantes, paraît Vinyle face B, aux éditions Diabase, un nouveau récit de Françoise Moreau. En lisant le second, on se dit que le premier serait comme la face A d’une petite musique du siècle dernier.

[janvier 2016]

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