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hublots015Hublots, « un univers enclos dans un cercle parfait »

Avant d’être des poèmes de John Taylor écrits en anglais (Portholes) et traduits par sa femme Françoise Daviet, Hublots, ce sont d’abord des peintures.

L’artiste Caroline François-Rubino se trouve dans une maison de pêcheur sur une île de la mer Égée. Les murs sont percés de hublots et dessinent un monde nouveau qu’elle essaie de reproduire.

John Taylor voit aussitôt un parallèle : un voyage décisif entrepris quarante ans auparavant, son départ au crépuscule, la traversée durant toute la nuit et puis la journée du lendemain, avant l’arrivée sur une île inconnue.

Les poèmes composés en dialoguant avec ces dessins évoquent les appréhensions, les espoirs et surtout les questionnements du poète pendant ce voyage qui va changer sa vie.

Il interroge ce qu’il aperçoit à travers l’ouverture : les îles-montagnes, les falaises longées de près, la brume, le soleil soudain et surtout ces « impressions fugaces, ombres mouvantes du pourtour et points lumineux » dont parle Caroline François-Rubino pour décrire ses propres perceptions quand elle composait ses hublots. « Un univers enclos dans un cercle parfait », ajoute-elle.

À travers les Hublots se rencontrent deux voyages parallèles, dans la réalité et dans la création, qui explorent pour le poète comme pour l’artiste le lointain et le proche, l’extérieur et l’intérieur, le soi et la nature, la perception et la persistance d’une impression.

[septembre 2016]

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